Dotée d’un talent précoce pour le dessin, Marthe Brilman sait dès l’âge de 6 ans qu’elle deviendra peintre. A 11 ans elle expose à côté de sa cousine, prix de Rome ! Naturellement, elle sera élève des Beaux-Arts de 1958 à 1962. Katia Granoff, célèbre marchand d’art, écrivain et poète, qui relança les nymphéas de Monet, l’expose en permanence dans ses galeries de Paris, place Beauvau, Honfleur et Cannes de 1972 à 1990.

Elle vendra ses toiles à des collectionneurs du monde entier et en parle dans ses mémoires. Depuis Marthe Brilman expose ponctuellement et vend ses toiles dans ses ateliers de Paris et de Mézy sur Seine. Outre les marines et des paysages du monde entier, elle réalise des natures mortes dont certaines surdimensionnées, ce qui redonne au genre une réelle modernité. Sa technique est très particulière. Elle peint au couteau mais ne laisse pas de relief sur la toile.

Voici comment Katia Granoff et les critiques définissent son style si particulier. Katia Granoff, dans Mémoires – Chemin de ronde écrit : “Comment définir l’indéfinissable, arrêter les formes dans une lumière éphémère ? Comment échapper aux contingences pour faire de sa création un monde enchanté ? Vous le demanderez à Marthe Brilman (…). Ses harmonies de teintes fondues l’une dans l’autre ne sont arrêtées par aucun tracé noir du dessin et, cependant, ses formes se suffisent et se définissent dans l’espace. Quel que soit le sujet qu’elle aborde, elle en fait un chant qui pénètre dans les replis de l’âme et l’exalte délicieusement”.

René Huyghe de l’Académie française dans Les signes du temps et l’art moderne : “La barque abandonnée. Ce motif complémentaire de la barque abandonnée, inutile, se retrouve comme un leitmotiv dans plusieurs œuvres consacrées à l’évocation de la solitude… Marthe Brilman, en 1978, la barque abandonnée flotte sur miroir d’eau qui ne reflète qu’un ciel vacant”.

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